“Où l’on apprend ce que les autres n’ont pas la chance d’apprendre.”

“Où mes idées deviennent images.”

“Où l’on rencontre quelques familiers des règles de nos jeux.”

“Tian de cinéma.”

Archives pour la catégorie Echo

Des choses à lire, à relire, à méditer dans tous les coins possibles.

Le pied de Fumiko

Junichirô Tanizaki, Le Pied de Fumiko

«   Le sien faisait penser à un petit oiseau effrayé
qui  gonfle  ses  poumons, replie  ses  ailes  et  se
prépare à  l’envol. Le talon en forme d’arc bandé
étant retourné, on  pouvait  voir la  chair  délicate
et  fragile  de  la  plante  tout  entière. Les doigts,
recroquevillés,  semblaient   un   alignement   de
coquillages.   »

( Tanizaki, 1919 )


Le pied de Fumiko

Manuel de technique policère

Edmond Locard, Manuel de Technique Policière

«   Quand  on  se trouve  en  présence  d’un  individu
bâillonné  et  ligoté, il  faut  toujours  penser à un cas
de simulation. En effet, jamais un bâillon ne peut être
réellement efficace, et il n’y a pas de ligotage sérieux
que celui qui se fait en attachant les coudes en arrière
avec  une courte ficelle solide (comme fait le boureau
pour  mener  un homme à la guillotine ). C’est seule-
-ment avec  des femmes  âgées  que l’on  peut  croire
au bâillon et au ligotage non simulés.   »

( Locard, 1923 )


Manuel de technique policère

Poteaux d’Angle

Henri Michaud, Poteaux d'Angle

«  Tu peux être tranquille. Il reste du limpide en toi.
En une seule vie tu n’as pas pu tout souiller.  »

( Michaux, 1923 )


Poteaux d’Angle

Où l’on apprend que Cendrillon a tué sa mère

Où l'on apprend que Cendrillon a tué sa mère (II)

 «   Ainsi,  ma  mère  pourra  me moudre  entre  ses
seins  de la farine  sur  la  pierre, cela au moins  me
fera du bien ! Si c’est bon pour ma fille, il n’y a pas
à  hésiter. Tout  en  disant   “ Moi,  je  retiens  notre
moulin ! ”  tu lâcheras  la roue et le moulin lui tran-
-chera les seins.   »

( Traduction de B. Vilgrain, 2005 )


Où l’on apprend que Cendrillon a tué sa mère

Règles du Savoir-Vivre dans la Société Moderne

La Baronne Staffe, Règles du Savoir-Vivre dans la Société Moderne

«   Elle  n’est  peut-être  pas  entièrement  heureuse,
mais elle n’a pas cherché de consolations coupables.
Toutefois,  elle  ne  fait  pas  parade  de  sa  vertu,  et
personne  n’est   plus  indulgente  qu’elle  aux autres
femmes.
Elle accomplit  son  devoir  simplement, elle sait que
le  bonheur  complet n’existe pas  et  elle n’a pas fait
de rêves impossibles ou, du moins, elle les a étouffés.
[…]  Ce  n’est  pas  là,  la  femme  capiteuse,  enviée,
jalousée.  C’est  celle  qui  rend  heureux. C’est celle
qui   pleure,   comme  les   autres,  mais   des  larmes
sans  remords.   »

( Baronne Staffe, 1889 )


Règles du Savoir-Vivre dans la Société Moderne